Andy Simon : Photographe

Où es-tu né et quelle est ta date de naissance ?

Renaix, le 11 août 1992.

Pourquoi avoir choisi Saint-Luc ?

J’ai fait toutes mes études antérieures Tournai. Saint-Luc a toujours eu une excellente réputation et en grandissant, je me suis découvert une passion pour le dessin. Naturellement, cette passion a découlé vers mon inscription. La variété d’options disponibles uniquement dans les domaines créatifs et la qualité de l’enseignement fait de Saint-Luc un passage presque obligé pour qui est intéressé par le monde de l’image et des arts-appliqués.
Le lieu est aussi extraordinaire et participe cette impression de « monde alternatif ». L’école génère une « bulle » qui pousse vers l’épanouissement personnel. Vers la découverte de ce qui nous parle vraiment et de ce qui forge notre singularité.

Quelle fut ta section et années suivies ?

J’ai commencé en 4è Illustration pour ensuite faire 5 & 6è en Photo. De mémoire, 2010 H 2012.

J’ai entamé des études supérieures lʼEcole de Recherche Graphique Bruxelles, toujours en photographie. Je viens dʼy obtenir mon master approfondi.

Après tes études, quelle à été ta carrière d’artiste ?

Mon travail est encore très frais, sortant des études depuis peu. Jʼai néanmoins eu la chance d’être exposé à la Biennale de lʼImage. Possible de Liège et dans divers autres lieux.

Quelle est l’influence de Saint-Luc dans ton parcours artistique ?

Saint-Luc mʼa transmis l’insatiable curiosité ainsi que la conscience de l’importance d’un travail bien fait. Je tente donc de travailler aussi fort que je peux pour arriver H mes fins dans mes projets.

Quel est ton travail actuel et peux-tu nous le présenter ?

Jʼai pour le moment 3 projets :

Pour « Dear Future Historians, […] », je tente de transcrire lʼimage rétro- futuriste de la conquête spatiale. Ayant travaillé pour lʼObservatoire Royal de Bruxelles, jʼai eu accès à leurs archives et à leurs plaques de verre dʼastrophotographie. L’envie de témoigner de ces infrastructures planait comme une ombre sur mes projets depuis longtemps mais j’ai réellement voulu en faire un travail après avoir rencontré ce lieu extraordinaire.

Pour « The Meme Machine », je suis parti des écrits de Susan Blackmore, qui prétexte que tout phénomène culturel peut être vu comme une donnée, comme un facteur, nous montrant que l’évolution se fait avant tout par imitation. Je suis donc parti en chasse dʼimages représentant la mimésis. Des formes humaines qui nʼen sont pas, des paysages bidimensionnels, des reconstitutions, etc.

Et enfin, pour « Ghosts of my life » je souhaitais avant tout parler dʼhantologie – science de la hantise développée par Derrida et devenue courant musical et visuel post-2000 -. Laissant planer le spectre des choses qui ont constitué notre passé afin de préparer lʼavenir.
Jʼai toujours été influencé par la musique et ce courant permet dʼallier mes deux casquettes – musique et photographie -.

Quelle est ta démarche, ton message (si tu en as un)?

Ma démarche consiste avant tout à questionner la perception humaine. Nous ne sommes pas omniscients, des choses nous échappent en permanence juste parce que nous ne sommes pas aptes à les percevoir par nos sens. Je tente donc de poser un regard plastique sur la science, lʼésotérisme, les constructions humaines et même plus globalement, tout ce qui peut entourer lʼhumain sans véritablement le montrer, ou en le décontextualisant. Ce qui est une façon détournée de parler, au final, de celui-ci.

Fais-tu appel à d’autres créateurs/intervenants dans ton travail ?

Pas pour le moment, jʼaime bien tout gérer. De la prise de vues à  la retouche et lʼimpression. Le processus fait partie du travail.
Si je nʼai pas les compétences théoriques pour mener à bien un projet, je me documente pour arriver à créer ce que jʼai en tête.
Par contre, si je nʼai pas le matériel, je sous traite. Comme par exemple pour réaliser des impressions en contrecollés, en aluminium brossé, en UV,

 Quel sont tes projets venir?

Prendre beaucoup de photos 😉

Quelles sont tes relations avec les galeries, les autorités ?

Avec les galeries, inexistantes 😉 . Avec les autorités, les contacts se créent naturellement avec les années, avec les opportunités, etc.
En sortant de lʼécole, cʼest assez compliqué de faire valider ses projets par des institutions. Il faut passer par des recommandations, des dossiers, …
et pour le moment mon temps est occupé dans dʼautres projets.

Vis-tu de ton travail ?

Ça fait environ un an et demi que je vis de mon travail photo, oui. Jʼoccupe mon temps entre les prestations photographiques plus techniques (architectes, entreprises, etc.) et le travail artistique.

Ton travail tʼépanouit-il?

Clairement ! Jʼai tendance à dire que je ne sais rien faire dʼautre (peut-être pas, aucune idée) et je nʼarrive pas à me projeter dans un monde parallèle où je ferai un autre métier. Depuis que jʼai touché à un appareil photo, je ne peux plus lâcher !

Quelles questions aimerais-tu que je te pose ?

Poser la question, cʼest y répondre 😉

Retrouvez Andy sur le net www.andys.be
@AndySimonStudio sur tous les réseaux !

Partager sur:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *