Thomas Masson : Maître Verrier – vitrailliste

Où es-tu né et quelle est ta date de naissance ?

Je suis né à Armentières (France) le 14 octobre 1981

Pourquoi avoir choisi Saint-Luc ?

Dans ma famille, on a repéré très tôt que j’avais un côté artistique très développé. Je n’étais pas bête, mais j’avais énormément de mal avec le système éducatif français. Vivant dans le Nord de la France, il y a peu d’établissements qui pouvaient répondre à mon besoin d’apprendre et de m’exprimer, Saint Luc est apparu comme une évidence. Et j’y ai été très bien, mes notes ont rapidement augmenté et un cercle très vertueux s’est mis en place, j’en suis sorti confiant.

 

Quelle fut ta section et années suivies ?

Je suis rentré en 2ème (l’équivalent de la 4eme française) et à partir de la 3ème, j’étais dans la section B (Déco) jusqu’en 6ème (l’équivalent français de la terminale)

Les premières années à Saint Luc, j’ai effectué plutôt des exercices de dessin, et par la suite, on a travaillé l’art contemporain.  J’ai eu le prix Jacques Marchal qui a récompensé mon travail artistique

 

Peux-tu nous parler de ton parcours après Saint-Luc ?

Après Saint Luc, je suis parti à la Cambre à Bruxelles pendant 5 ans, dans la section dessin. J’y ai appris à mener un travail artistique personnel autour des thématiques du dessin. C’est au cours de cette formation que j’ai commencé à m’intéresser à divers thématiques qui m’ont petit à petit amené au domaine du vitrail. J’étais intéressé par la lumière, la couleur, et le travail de la transparence.

Je suis ensuite parti à Chartres pour me former plus spécifiquement dans le domaine du vitrail. Très vite, j’ai monté mon entreprise, qui fête bientôt ces 12 ans

 

Après tes études, quelle a été ta carrière d’artiste ?

J’ai monté mon atelier à la suite de mes études, on peut donc dire que ma carrière d’artiste ne s’est jamais arrêtée ! J’ai rapidement vendues mes premières créations en vitrail, des objets en verre et des tableaux en verre.

 

Quelle est l’influence de Saint-Luc dans ton parcours artistique ?

Saint-Luc, c’est ce qui m’a fait choisir l’art.  Quand j’y suis rentré, j’étais jeune et je n’avais pas les idées claires concernant mon avenir. Il y a une effervescence à Saint Luc qui a été propice à ma créativité. C’est grâce à Saint-Luc que j’ai choisi la Cambre et le domaine du dessin, qui est une base indispensable à mon métier aujourd’hui.

 

Quel est ton travail actuel et peux-tu nous le présenter ?

Je suis Maître Verrier – vitrailliste. J’ai mon atelier de création et de restauration de vitraux à Cysoing. Je travaille sur une grosse partie de la région Nord. Je travaille pour des églises, des mairies et des particuliers qui souhaitent installer ou restaurer un vitrail.

Quelle est ta démarche, ton message ?

Il est très compliqué d’avoir un message quand on répond à une demande d’un client. On doit s’adapter à leur style, leur attente et le lieu. Par exemple en ce moment je travaille sur un vitrail à placer dans un double vitrage, les clients étaient très inspirés par de l’Art Déco. Je me suis inspiré du lieu, de la lumière ambiante, des carreaux sur le sol, du plancher, de leur code couleurs pour créer un dessin qui leur parle. Mon art est au service de mes clients. Quand ils m’appellent, il connaissent généralement mon travail, et adhère déjà à ma patte.

 

Mon processus artistique passe par plusieurs médias, le dessin à la main, mais aussi l’Ipad, Photoshop et Illustrator (Oups, placement produit !). Le plus important est de s’inspirer du lieu et de la personne en face de soi.

 

Fais-tu appel à d’autres créateurs/intervenants dans ton travail ?

je travaille main dans la main avec des ferronniers, menuisiers quand je n’arrive pas à traiter moi-même ces parties. Il m’est arrivé de travailler avec d’autres artistes, comme Judith Debruyn. Mais globalement je travaille seul.

 

Quel sont tes projets à venir?

2020 et 2021 sont des années particulières et riches. En ce moment et sur ma table d’atelier, j’ai la restauration des vitraux de l’église de Ruesnes qui m’attend, suivie d’une restauration d’un magnifique vitrail d’un jardin d’hiver. Pour les projets de créations, rien n’est signé alors je ne veux pas m’auto-porter malheur, mais j’ai de beaux projets de jardins d’hiver et des projets d’église et bâtiments publics

Quelles sont tes relations avec les galeries, les autorités si tu en as ?

Je ne travaille pas du tout avec des galeries. Mon travail se trouve chez mes clients.

Vis-tu de ton travail ?

Oui ! C’est une grosse satisfaction d’ailleurs. J’ai commencé l’atelier dans le garage et grenier de mes parents, je devais descendre deux escaliers avec les vitraux quand ils étaient finis, mais ça m’a permis de ne pas avoir à me payer de salaire et d’investir dans mon atelier. Aujourd’hui, j’ai 150m2 d’atelier, j’en suis fier

 

Ton travail t’épanouit-il ?

 

Énormément. Dans le vitrail, il y a tous les éléments qui me conviennent. Il y a une partie dessin, la création, le contact avec la matière, la réalisation des vitraux et la partie moins délicate mais importante : le BTP. Travailler en hauteur avec le burin et le  mastic.

 

Quelles questions aimerais-tu que je te pose ?

Un truc du genre “ Tu viens quand pour une bière ? ”

 

Un mot pour la fin ?

Oui ! Les curieux peuvent venir visiter mon atelier sur simple rendez-vous, mais je propose aussi des stages d’initiation à l’art du Vitrail les samedi matin. Les informations sont sur mon site.

Retrouvez Thomas sur le net :

www.instagram.com/atelierthomasmasson

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www.atelierthomasmasson.fr

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